En général quand on parle de religion ou de la relation entre l’homme et le divin, on se limite à l’esprit et à l’âme. On cherche à sauver son âme, à gagner des âmes mais quand il s’agit du corps, très souvent considéré comme l’ennemi, il semblerait qu’il ait du mal à trouver sa place. Pourtant Dieu lui même a eu un corps ! Et oui, le Christianisme est la religion du Dieu « incarné », du Dieu qui a assumé et vécu dans un corps fait de chair et de sang !
Je m’appelle Marlène, je suis une jeune femme de 25 ans ( euh pardon 26 🙊 ) et depuis que Jésus a débarqué dans ma vie, il a changé mon regard sur mon corps de jeune adulte du 21ème siècle, appelé à être un temple de vie.
Il n’y a pas si longtemps, je n’arrivais pas à sortir de chez moi sans maquillage. Je m’évertuais tous les matins à camoufler chacune de mes taches d’acné sous une tonne de fond de teint. Je me trouvais trop petite, trop mince et j’en passe ! Je voulais plaire et pour cela, il fallait que je maitrise chacune des expressions de mon corps. Je voulais à tout prix maîtriser mon apparence physique, mon affectivité, ma sexualité…
J’ai cru pendant longtemps que prendre des contraceptifs me rendrait libre; que je pourrais faire tout ce que je voulais, comme et quand je le voulais tant qu’un « outil » viendrait maîtriser le fonctionnement naturel de mon corps. Et dans le cas où cet outil ne remplirait pas ses fonctions, je pourrais me tourner vers une solution plus drastique, le fameux service après-vente nommé avortement. Mon corps, Mon choix ! N’est- ce pas ?
Loin de moi l'idée d'incriminer qui que ce soit ! J’ai bien cru en cette promesse de liberté, pris des contraceptifs et même aidé des proches à avorter. Toutefois, c’était tout sauf des choix assumés… Comme beaucoup d’autres jeunes femmes, je me suis sentie obligée de faire ces choses pour entrer dans le moule.
Pourtant aujourd’hui pendant les débats, je n'hésite pas à dire que prendre des pilules pour être sexuellement disponible est une illusion de liberté ou encore que le petit être qui se fait avorter, c’est aussi « son corps » qui est concerné sans qu’on lui laisse aucun choix. Oui, j'ai changé de fusil d’épaule parce qu’un jour, j’ai compris que Jésus n’avait pas seulement un plan pour ma vie mais qu’il avait aussi un plan pour mon corps. J’ai compris que ce désir que j’avais de plaire, ce désir de relations, ce désir d'être aimée n’était pas anodin…
Dans le premier récit de la genèse, Dieu crée l’être humain à son image, lui qui est Trinité; Il dit : « Faisons les hommes de sorte qu’ils soient notre image , qu’ils nous ressemblent (…) » Gen 1,26.
La Trinité, c’est Dieu Le Père (l’aimant), Dieu Le Fils (l’aimé) et Dieu l’Esprit (l’amour). La Trinité, c'est Dieu le Père qui se donne à Dieu le Fils qui lui, le reçoit tout entier, l’Esprit-Saint étant pur échange d’amour entre le Père et le Fils (Amour donné, Amour reçu, Amour échangé).
Mon désir d’amour vient de là; mon corps est créé à l’image d’un Dieu en « relation » qui se donne totalement et sans conditions ! Ce désir est inscrit dans mon corps et ne peut être assouvi par des relations sans engagements et sans lendemain. Il ne peut être comblé que par un amour patient, qui excuse tout, qui croit tout, qui espère tout, qui supporte tout; un amour incarné en une personne : Jésus lui même !
Oui, un jour j’ai compris cela et chacune des expressions de mon corps n’a plus pour but que de lui plaire et de me préparer à m’unir un jour, à travers un don total de ma personne.
J'ai choisi de vivre la chasteté, c'est à dire de ne plus rendre mon corps ou le corps des autres esclave de mon seul plaisir. J’ai choisi de dire des petits « non » pour un jour dire un grand « oui » dans un don total. J’ai choisi de m’abstenir d’écouter, de regarder, de consentir à des choses qui peuvent nuire à mon intégrité. J'ai aussi choisi de m’abstenir de styles vestimentaires qui pourraient heurter la sensibilité d’autrui.
J’ai assigné une certaine exigence à mon corps et est-ce-que c'est difficile? Oh que Oui! ça l’est! Et çà, la société l’a bien compris au point où elle essaie par tous les moyens de me faire renoncer. Dans les médias, le message est clair : “l’abstinence, c’est irréaliste”, “La meilleure façon de résister à la tentation est d'y céder”, “ Tu ne peux pas avoir confiance en toi mais en une pilule ou un condom si” .
Mais Jésus, lui, dit tout le contraire. Il te dit que ton corps n’est pas le problème, que tes sentiments ne sont pas le problème. Le problème c'est ton manque d’estime de toi, c’est l’ignorance de ta valeur au point de baisser tes standards. Et c'est là que Jésus agit !
Il a décuplé ma confiance en moi. Aujourd'hui mes défauts physiques n’en sont “presque” plus, je me maquille plus rarement, j'ai commencé à prendre du poids quand j’ai arrêté de me prendre la tête; je n'ai malheureusement pas grandi 😅.
Mais plus sérieusement, j’ai arrêté de martyriser mon corps de femme. J'ai accepté d’avoir un cycle menstruel qui vient me rappeler sans cesse que la vie est un cycle. J’ai accepté d'être une aide (Gen 2,18) , une « Ezer » en hébreu; pas qu'une aide « ménagère », mais une aide à l’image de DIEU, Ezer étant aussi un attribut de Dieu.
J'ai accepté comme la vierge Marie, que mon corps soit un temple fécond de vie en abondance, d’une vie qui ne représente en rien une vie de privation, mais une vie où la liberté rencontre la vérité, où la liberté rencontre la plénitude, une vie dans laquelle le bonheur ne se résume pas à un instant, mais à une préparation à l’éternité.
Merci Jésus pour le cadeau de la vie, Merci Jésus pour la beauté de mon corps…
Marlène G.


Tellement poignant 😍
RépondreSupprimerAmen !
RépondreSupprimerTrès beau texte et surtout très d'actualité!
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