Luc 9, au verset 23 nous dit: « puis il dit à tous : si quelqu’un veut venir après moi, qu’il renonce à lui-même, qu’il se charge chaque jour de sa croix, et qu’il me suive. ».C’est avec ce verset et en toute humilité que je voudrais commencer cet écrit.
Le Seigneur nous invite quotidiennement à porter notre croix.
Mais avant, Il nous invite à renoncer à nous même c’est-à-dire à notre
personne, à ce que nous aimons, à ce à quoi nous sommes attachés, pas parce
qu’il veut nous faire du mal, mais parce que ceci est important et primordial
pour l’entendu de ce à quoi Il nous appelle.
Renoncer à soit même c’est cesser, par une
décision volontaire, de prétendre à soit même, cesser de vouloir être soi. Le Seigneur
nous invite à délaisser notre ancien nous, l’ancienne version de toi, l’ancienne
version de moi parce qu’il veut faire de nous une version plus performante et
je te dis la vérité Il le peut et Il est prêt. Il nous le dit comme lorsqu’Il a
dit à Simon en Luc 5, verset 10: « ne crains point ; désormais tu
seras pêcheur d’hommes ».
En effet Simon ne pêchais que pour sa
subsistance, et le Seigneur l’a invité à participer, de quelque manière que ce
soit, au mystère du salut. N’est-ce pas merveilleux ? Qui est comme ce
Dieu qui est le nôtre?
Renoncer à soit même c’est aussi
abandonner le droit que nous avons sur nous et laisser libre cours à Dieu de
disposer de nous comme Il l’entend. Il s’agit ici d’arrêter d'agir pour être
qui nous sommes; non pas que nous devons renoncer à notre nature humaine, mais
juste pour nous mettre à la disposition de Dieu. Notre vie n’est plus la nôtre,
nos pensées ne sont plus les nôtres, nos action ne sont plus les nôtres. Ainsi
nous arrivons à dire aisément; avec assurance et véracité, comme l’a dit Paul
aux Galates (Ga 2,verset 20): « si je vis, ce n’est plus moi qui vis, c’est
le Christ qui vit en moi ».
« Qu’il porte sa croix
quotidiennement » telle est la seconde indication à respecter afin de pouvoir
suivre le Christ. Sur le chemin de Golgotha, le Christ a porté sa croix. Il ne
l’a pas seulement prise ou transportée, il l’a aussi portée, Il l’a fait sienne
avec amour, de sorte à ne devenir qu’un avec elle. Avec une grande joie, Il a
embrassé sa croix. Il l’a fait pour nous et par amour pour nous. Depuis
longtemps Il désirait cette croix, Il ne l’a pas seulement attendue ou endurée
ou supportée. Il l’a aussi désirée à cause de nous et pour obéir au Père.
Pourquoi à notre tour, ne pourrions-nous pas accepter les quelques souffrances
et peines de chaque jour ?
De nombreuses personnes n’arrivent
pas à regarder la passion du Christ, à contempler ses blessures parce qu’elles
souffrent de le voir souffrir, particulièrement ces personnes à qui Il a donné
la grâce d’avoir une grande compassion et de vivre un bout de ses souffrances.
C’est pourtant à cela que Christ nous invite. Parce qu’en le faisant, Il
supporte mieux le poids de la croix, Il est soulagé. Prenons avec plaisir notre
part de souffrance quotidienne car ceci est fait pour une bonne cause.(2
Timothée 2,3).
Le Christ est tombé une première fois sur le chemin du
calvaire du fait du poids de la croix mais le zèle du salut des âmes l’a fait
se remettre debout. Ensuite Il tombe une deuxième fois puis une troisième. Il
prend courage car Il garde à l’Esprit le but, celui de sauver le monde.
Sa mère
vient à sa rencontre et malgré qu’Il soit fatigué, affligé, blessé, dégoulinant
de sang et de sueur, souffrant le martyre mais riche en réconfort, Il la
console et lui donne la force d’assister à sa mort. Si ce n’est cela, comment
une mère peut-elle assister
courageusement, sans mot dire à la mort de son unique fils ?
Le Christ nous invite à suivre son
exemple; à adhérer à la souffrance quotidienne. Car il faut du temps et des
sacrifices pour qu’une âme soit sauvée. Soyons fermes et courageux, tirons notre
fortification en Jésus Christ, Rédempteur du monde par sa grâce; car à nos
souffrance et nos prière, Il ajoute ses peines à Lui et une âme est sauvée. Cela
est merveilleux qu'au milieu de nos souffrances, le Christ vienne nous rencontrer.
A nous qui savons que le Christ est mort pour nous, il incombe
de militer pour le salut de nos frères. Nous qui pouvons comprendre combien le
Christ nous a aimé, dont la preuve est donnée par l’intensité de ses
douloureuses douleurs, nous avons pour mission de ne pas rendre vaine cette
mort, de vivre chaque jour en nous remémorant cela afin d’être parfait comme
notre père est parfait.
Et lorsqu’on intègre cela dans notre système, nous
arrivons à supporter notre peine avec amour et à dire comme Sainte Thérèse de
l’enfant Jésus: « ma joie c’est d’aimer la souffrance, je souris en versant
des pleurs. J’accepte avec reconnaissance les épines. Lorsque le ciel bleu devient
sombre et qu’il semble me délaisser, ma joie c’est de rester dans l’ombre, de
me cacher, de m’abaisser » ou encore « je veux bien souffrir sans le
dire pour que Jésus soit consolé ; ma joie c’est de Le voir sourire
lorsque mon cœur est exilé ».
Qu’à Dieu revienne toute la Gloire dans les siècles sans fin.
Que Dieu nous bénisse !



Merveilleux! Grâce et louange à toi Seigneur Saint Esprit pour ta divine inspiration.
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